La justice française a condamné, mardi dernier (14 mars), le militant et essayiste Alain Soral à trois mois de prison ferme pour avoir publié sur son site egaliteetreconciliation.fr un dessin (ci-bas) jugé négationniste. Le dessin en question parodiait le Charlie Hebdo avec comme titre «Chutzpah Hebdo», Chutzpah signifiant «insolence» ou «impertinence». Sous ce titre, on pouvait voir Charlie Chaplin devant l’étoile de David, ainsi qu’une bulle où l’on pouvait lire « Shoa où t’es ».

Bien que la France se soit auto-proclamée leader de la défense de la liberté d’expression après l’attaque des locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, questionner la Shoa y est toujours passible d’une peine d’emprisonnement. Depuis la loi Gayssot de 1990, la contestation des crimes contre l’humanité – tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg– est interdite sous peine d’emprisonnement. Rappelons que depuis l’adoption de cette loi, les débats l’entourant concernent les « possibles atteinte à la liberté d’expression et à la liberté de recherche historique en général« ¹.

Où sont donc les « Charlie » de ce monde? Les grands médias ce sont bien gardés de faire les grands titres avec cette condamnation, la liberté d’expression n’étant importante pour eux que lorsqu’il s’agit de l’instrumentaliser.

La question n’est pas ici de savoir si Soral a raison ou tors. D’abord parce qu’il affirme ne pas être l’auteur du dessin en question, puis parce qu’il ne serait pas le webmestre qui l’aurait mis en ligne. Mais qu’il en soit responsable d’une façon ou d’une autre ou non, la liberté d’expression ne permet pas, lorsque l’on est sérieux, d’emprisonner quiconque exprime une opinion avec laquelle on est en désaccord ou qui remet en question une « vérité » établie. Cette loi liberticide empêche quelque résultat de recherche qui ne serait pas compatible avec la version officiel d’être rendue publique. Dans ces conditions, les sciences sociales, histoire, anthropologie, sociologie, politique etc. ne peuvent être exercées sans contrainte, ce qui oriente leurs conclusions.

Il faut aussi rappeler que la loi Gayssot fut adopté, selon Alain Soral, « uniquement pour que les gens ne voient pas qui est Faurisson« ². Robert Faurisson est devenu un icône négationniste en France dans les années 80 pour ses travaux sur les chambres à gaz sous l’Allemagne nazie.

Pour souligner l’appui de Chialeux.quebec  au droit à la liberté d’expression, la caricature a été introduite dans le présent article, ainsi que la vidéo qui suit des travaux de Robert Faurisson. Il est à noter qu’il n’est aucunement question d’endosser ou pas le propos, mais de souligner le droit de TOUS à participer à la discussion, au débats publiques et à la science, par l’expression de sa liberté d’opinion et de parole tant qu’elle  cadre à l’intérieur des lois entourant l’incitation à la haine et à la violence.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. »

-Evelyn Beatrice Hall

 

 

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Gayssot

https://www.youtube.com/watch?v=04wnrpj6WD0

Opportunité de chiâler!

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